La blessure dévoilée

Lorsque nous sommes en relation d'amitié avec une personne, cette relation a la capacité de révéler ce qui est caché au-dedans de nous. Parfois, nous ne savons pas à quel point une situation nous a touché, nous a atteinte jusqu'au moment où notre ami dit un mot, fait un geste ou a une attitude qui nous fait sortir de nos gongs.



As-tu déjà remarqué que lorsque tu ne marques pas une pause pour "process" (pour travailler sur) tes émotions dans une situation, tu es prompt à accuser une personne de ce que tu ressens?

Nous devons prendre en mains nos émotions, guérir de nos blessures pour vivre de moins en moins les situations difficiles en refoulant ce que nous ressentons.


Plus une situation extérieure te fait souffrir, plus la blessure est profonde à l'intérieur.

Oui, quelqu'un peut être responsable de te faire te sentir d'une manière, mais n'oublie pas que tu as ta part de responsabilité. Tu as le contrôle direct sur toi-même. Donc tu peux maitriser ton être intérieur.


Souvent, pour se cacher de nous-même de nos blessures, nous portons des masques. Ces masques tombent en fonction des situations que nous traversons.

L'intimité avec une autre personne peut faire tomber les masques à un moment donné surtout si on a le souhait d'aller plus loin dans la relation et donc pouvoir être vrai et montrer son vrai visage.

Les blessures sont comme des protections qu'on porte.


Par exemple:

  • Les lunettes contre les UV du soleil pour refuser de voir la vérité en face, la vérité sur nous-même ou sur l'autre 

  • Les gants contre le froid pour refuser de soigner les gerçures

  • Les chapeaux pour ne pas faire face à nos pensées ou à notre conscience

  • Les parapluies pour ne pas être mouillé en public ou par la pluie "de vérité" qui peut couler sur nous lors d'une prédication


Si nous sommes sérieux dans le désir d'aller loin dans une relation, nous devons pouvoir ne plus nous protéger vis-à-vis de l'autre.


Et ce qui révèle le plus souvent nos blessures c'est un mot, un geste ou encore une attitude. C'est à ce moment qu'on souffre plus que ce que le geste ou le mot pouvait normalement nous faire ressentir. Parce que nous avons voulu nous couvrir d'une douleur.

Par exemple: Le mot "moche" te touche particulièrement car dans ton enfance, il a très souvent été utilisé pour te qualifier. En grandissant, tu as refusé de travailler dessus à cause de la douleur des souvenirs. Tu rencontres une personne qui devient ton ami et qui l'utilise souvent pour dire à sa fille que son attitude a été "moche". Tu te retrouves à piquer une colère démesurée parce que tu te revois entrain de revivre ce que tes parents t'ont fait vivre.


Nous devons apprendre à faire face à nos douleurs, à sortir des prisons dans lesquelles elles peuvent nous maintenir et à guérir. Apprendre à nous remettre sans cesse en question dans les bons comme dans les mauvais moments.




C'est alors que nous pourrons travailler sur nous-mêmes et ainsi prendre la responsabilité de nos émotions, de nos actions et pour devenir des meilleures personnes.